Place à Goude


Vendredi dernier, veille de mon départ de Paris pour passer les vacances de Noël en famille, j'ai fait un détour par les Arts Décoratifs (à la place d'aller en cours d'italien, hum...) pour l'exposition consacrée à Jean-Paul Goude; j'ai séché oui, mais de manière culturelle, c'est donc à moitié pardonné, puis de toute manière je ne comprends rien à l'italien. 


Goude, pour moi, c'était "juste" le nom de celui qui faisait la plupart des campagnes des Galeries Lafayette, la mode vit plus fooooort, avec Laetitia Casta qui nous annonce les soldissimes. Inculte que je suis, Jean-Paul (soyons intimes) est un touche-à-tout, il est artiste, photographe, réalisateur, dans la mode, dans la publicité, la mythique pub Kodak c'était lui aussi. Si on ne doit retenir qu'un seul mot définissant son métier c'est bien "artiste". 


Grace Jones qui fût sa compagne et qui eût un enfant avec lui, occupe une très large place dans l'exposition, on entend constamment sa voix en fond sonore. Une pièce entière lui est consacrée, et de nombreuses installations, dont une particulièrement impressionnante, où son visage nous fixe avec des yeux lumineux et assez aveuglants (ci-dessous).


Jusqu'au 18 Mars 2012 aux Arts Décoratifs
107 rue de Rivoli, 75001 Paris


Entrée 9€ ou 7,50€ en tarif réduit


ps: photos prises avec mon iPhone, donc qualité minable.


Babeth Djian chez Lanvin

Babeth Djian, rédactrice en chef de Numéro, est un peu, pour moi, LA personne qui m'a fait découvrir la fashion week, la vraie, pas celle où on reste devant le défilé en attendant d'apercevoir quelques people. C'était elle, en Janvier dernier, qui m'avait permis d'assister à mon tout premier défilé, Maxime Simoëns haute-couture SS11, et le créateur présentait lui aussi sa première collection dans une fashion week parisienne.


Petit retour nostalgie donc, et retour samedi dans le sud, il me faut du soleil!! C'est vital le beau temps, maintenant je comprends pourquoi les parisiens tirent toujours la gueule, puisque j'en fais de même à présent. Non pas que la capitale ne me plaît plus, (très) loin de là, mais quand même, ça fait toujours du bien de retrouver le calme et un rythme de vie moins intense. 


This, Madame, is Versailles



Dimanche pluvieux, j’ai fait ma première expédition hors de Paris depuis début Septembre, ce qui m’a fait un bien fou. Parce que même si j’aime beaucoup vivre en plein centre de la capitale, c’est absolument vital de parfois s’en écarter. Premier dimanche du mois = gratuité des monuments et musées nationaux. Il n’en a pas fallu d’avantage pour me pousser dans le RER C direction le Château de Versailles.


Je l’avais visité il y a longtemps, lors d’un micro séjour parisien avec mon collège (en 4ème, on était cons « à l’époque »), mais notre seule excitation avait été de dévaliser la boutique de souvenirs, forcément niveau culturel, c’était limité.
Ayant donc un peu mûri, quoique, j’ai voulu faire absolument toutes les pièces du Château en compagnie de l’audio guide, la petite télécommande qui te rend ridicule lorsque tu l’écoutes. Puis on est touriste ou on ne l’est pas, j’ai mitraillé les moindres recoins, surtout dans la chambre de Marie-Antoinette.


C’est émouvant de se dire que Louis XIV et bien d’autres ont marché aux mêmes endroits dans lesquels on se trouve, voir le lit du roi, ca paraît presque irréel. Puis ce château, ses dorures, ses sculptures, moulures… ils construisaient des monuments magnifiques alors qu’ils n’avaient que leurs mains pour les bâtir, je trouve ça fascinant. C’est également dans ces moments-là que je suis fier d’appartenir à ce beau pays qu’est la France, sans connotation politique aucune, nous avons un patrimoine incroyable, particulièrement à Paris, il ne faut pas s'en lasser.