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Depuis mercredi soir, ou plutôt jeudi matin, si on compte la nuit de danse endiablée, c’est le grand vide, la fashion week est bel et bien terminée. Honnêtement, je crois que c’est la semaine des défilés la plus éprouvante que j’ai faite (25 défilés), extrêmement fatigante mais de la meilleure façon possible. Il fallait nous voir déjà au bout de quatre jours en attendant qu’un défilé démarre, on avait tous les yeux du chien de Télé Z (référence culturelle attention). Puis ce Petit Journal qui se ramenait à chaque fois, et nous faisait fuir sous peine d’un suicide social sur la chaîne cryptée « Qu’est-ce que vous pensez de la perte du AAA? »

Comme chaque saison, j’ai fait de merveilleuses rencontres, dont une qui m’a particulièrement marqué, c’est Isabel, comme en témoigne la photo précédemment postée. Elle possède une incroyable inspiration dans les tenues pointues qu’elle porte au quotidien. Ca me fascine de voir à quel point la fibre créative peut être forte chez certaines personnes.

Retour at home sweet home dans le sud pour un repos « bien mérité », avant d’attaquer le second semestre de la fac en pleine forme, je m’en réjouis d’avance. Cette semaine je posterai mes photos des défilés, et coups de cœur pour certains mannequins (aaaah).

Dark Girl at Dior



Lipstick



Isabel and I


Menswear Fashion Week 1




Yayoi Kusama


Je connaissais vaguement Kusama, pour moi son oeuvre ne se résumait qu'aux pois en pagaille, qui m'avaient interpellé en regardant le documentaire sur Marc Jacobs réalisé par le talentueux Loïc Prigent. En inculte accompli, je me suis rendu à l'exposition qui se tenait au Centre Pompidou jusqu'au 9 Janvier dernier (désolé, pour ceux qui comptaient y aller). Et pour une fois, j'ai payé le prix fort pour entrer dans un musée, pas de tarif spécial étudiant ou moins de 25 ans, 13€ dans les dents, bim! Encore une fois, on se dit que c'est toujours de l'argent "bien dépensé", puisqu'on repart avec une conscience de ne pas avoir fait une activité inutile. 


Dans l'exposition, ce que j'ai le plus apprécié, c'était sans conteste les installations qui représentaient les hallucinations de Yayoi Kusama. Notamment deux pièces (ci-dessous) dans lesquelles des miroirs donnaient une impression de profondeur totalement onirique et délirante. En clair, mieux vaut ne pas avoir bu quelques verres avant de faire l'expo!




Demain, début de la fashion week mode masculine, suivie de la haute-couture, le programme va être on ne peut plus chargé, et je prendrai une multitude de photos! Vous pourrez suivre mon périple entre chaque défilé sur mon Twitter et sur Instagram

Selon Diane Arbus

La semaine dernière, quelques heures à tuer, j'ai enchaîné trois expositions, dont Kusama au Centre Pompidou (pour plus tard) et Diane Arbus, au Jeu de Paume. C'est cette dernière qui me donnait envie depuis un bon bout de temps, puisque tout le monde, mes amis y compris, parlait de cette expo, puis la photographie des deux jumelles affichée partout dans le métro m'intriguait autant qu'elle me fascinait.



Avec chance, je suis arrivé pile au moment où il n'y avait pas de file d'attente pour la caisse. Une fois entré, j'ai quand même été surpris par le monde à l'intérieur, notamment devant chaque photo. En somme, il faut attendre son tour avant de contempler, c'est un peu le défaut d'une expo à succès, mais qu'importe, ça en valait largement le coup. 



Ce qui est attachant dans les photographies de Diane Arbus, c'est sa façon de s'intéresser aux minorités, aux communautés freaks du New York des années 60. Des travestis aux bourgeoises de la 5th Avenue, en passant par les trisomiques et les naturistes, dans chaque cliché se dégage une réelle beauté.



Juste pour en revenir aux "Deux jumelles identiques", je sais pourquoi cette photo a attiré mon attention, elle me fait terriblement penser aux jumelles du film Shining, qui m'a causé une insomnie il y a deux semaines, tellement fort ce Kubrick! 

Aujourd'hui ce sont les soldes, en premier eshop, ensuite les boutiques! 


Diane Arbus jusqu'au 5 Février 2012 au Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris






Lanvin's model